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Modérateur : FARModérateurs

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par Laurent Luc
#312464
Bonjour à tous,
Sans doute pas beaucoup de rapport avec les Alpine, mais hier un grand nom du sport auto national nous a quitté : Guy LIGIER :( :(
Il est allé rejoindre son grand copain Jo Schlesser. Toutes les Ligier étaient des JS ............... en sa mémoire.
Bonne route :!: :!:
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par Chalinman
#312494
c est vrai que GL et Alpine nous ne sommes pas dans les meme cercles

mais depuis que j ai eu cette info hier soir j ai un gros vague a l ame

j ai beaucoup detesté et aimé cet homme

j ai aimé ses coups de gueule et ses choix

respectables

j ai aimé l aventure LIGIER

j ai aimé par dessus tout son esprit combatif , sa determination a avancer , a bouger les choses les gens ... a repousser ses frontières

c est le bon comportement de tout chef , de tout chef d entreprise

il a poussé des montagnes

admiration ...

chapeau .
par StephGT4
#312597
Effectivement Luc , triste nouvelle qui ne semble pas avoir de lien proche ou évident avec le monde Alpine , ce qui pourrait expliquer le peu de réaction à ce nouveau départ d'un monsieur intimement lié au monde de l'automobile française.
par Bart007
#312973
Il y a bien des liens entre Alpine et Ligier.

Par ces pilotes : Jabouille, Pironi et Depailler, tous des pilotes Alpine.
Par ces ingénieurs : Michel Tétu (a fait le développement de la R5 Turbo née a Dieppe et la F1 Turbo initié par l’Alpine A500)
Par ces chef d’équipe : Gérard Larousse (pilote Alpine en proto et en Rally)

Par ca rivalité : Alpine voulait développer dans les années 60 - 70 un moteur avec le soutien de l’état. C’est finalement Matra qui a reçu le soutien financier. Matra, qui devenait plus tards le fournisseur de moteurs de l’équipe Ligier pendant deux périodes.

Et peut-être encore plus par sa philosophie… Gagner avec peut de moyens. Ce que Jean Rédélé a toujours fait au temps des Alpines.

Quand le General De Gaulle se présentait au stand d’Alpine au salon de l’auto en 1967 il demandait à Jean Rédélé : « a quoi ca sert la course automobile ? ». Le patron lui répondait : « a faire gagner la France ». C’est exactement ce que Guy Ligier a fait pendant ces années Formule 1.
par StephGT4
#312977
Bart007 a écrit :Il y a bien des liens entre Alpine et Ligier.

Par ces pilotes : Jabouille, Pironi et Depailler, tous des pilotes Alpine.
Par ces ingénieurs : Michel Tétu (a fait le développement de la R5 Turbo née a Dieppe et la F1 Turbo initié par l’Alpine A500)
Par ces chef d’équipe : Gérard Larousse (pilote Alpine en proto et en Rally)

Par ca rivalité : Alpine voulait développer dans les années 60 - 70 un moteur avec le soutien de l’état. C’est finalement Matra qui a reçu le soutien financier. Matra, qui devenait plus tards le fournisseur de moteurs de l’équipe Ligier pendant deux périodes.

Et peut-être encore plus par sa philosophie… Gagner avec peut de moyens. Ce que Jean Rédélé a toujours fait au temps des Alpines.

Quand le General De Gaulle se présentait au stand d’Alpine au salon de l’auto en 1967 il demandait à Jean Rédélé : « a quoi ca sert la course automobile ? ». Le patron lui répondait : « a faire gagner la France ». C’est exactement ce que Guy Ligier a fait pendant ces années Formule 1.


Merci à toi pour ce complément , c'est aussi pour celà que le peu de réactions sur ce sujet était étonnant . Vacances des forumeurs ?
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par Chalinman
#312985
oui je trouve dommage que l on ne parle pas plus de GL

pas Alpine mais grande page aussi du sport auto en France

[b]allez en vrac quelques copiés collés de mes messages :[/b]


mars 71 , j avais 20 ans ( et je bandais devant tout ce qui avait un beau moteur avec 2 , 3 , ou 4 roues avec des gardes boues ou pas , avec une jupe ou pas )



Agrandir cette image ..
.


je connaissais tres bien Alain Mosnier coureur moto ( ducati et kawa puis constructeur ) et preparateur avec la Sodemo et Offendstat -Leon

et le frere de alain , jean francois , etait le ( l un ) des mecanos de GL dans ses années F1 avec la cooper maserati entre autres

et apres la JS3 , les F1 etc ...

quel Homme .

[b]article de Lionel Froissart :[/b]
Message Chalinman Aujourd'hui à 8:26

.



Bon, ça ne va pas fort pour la F1 française depuis – trop – quelques temps. Je ne parle pas du Grand Prix de France de F1, perdu corps et biens depuis longtemps et qui ne devrait pas revenir aux calendriers avant le siècle prochain – c’est pas demain- sauf si le Qatar décide de racheter un petit coin de France pour y construire un circuit digne de ce nom et signer un chèque en blanc aux organisateurs de la F1.

Non je voulais parler – mais je vais ans doute en oublier quelques uns – des récents disparus qui ont marqué l’histoire de la course automobile en France et surtout de la F1. Henri Julien, François Guiter, Jean Pierre Beltoise, Gérard Ducarouge, et bien sûr Jules Bianchi, au coeur de l’été puis Guy Ligier il y a quelques jours.



Moi je l’aimais bien Guy Ligier et je dois reconnaître que je n’ai jamais calculé ses filouteries et ses petits arrangements grâce à ses solides amitiés politiques. A ce propos. Avez vous remarqué que depuis que les politiques français se branlent du sport automobile et de la F1 comme de l’an quarante, et bien la F1 a quasiment disparu de l’horizon bleu,blanc, rouge? Plus de Grand Prix, plus de sponsors (Total fait de la résistance et encore en soutenant un pilote franco-suisse), plus d’équipe engagée en GP (en attendant que Renault efface cette anomalie en même temps que l’ardoise Lotus), plus de filière pilotes donc quasi plus de pilotes français en F1.

Pour revenir à Guy Ligier je pense qu’il s’agit d’une évidence de rappeler qu’il fut un personnage – au sens théâtral du terme – du paysage de la F1. Voilà un homme qui était capable d’embobiner n’importe quel interlocuteur le temps d’un apéro pour les moins coriaces ou d’un bon repas pour les plus résistants. Le tout en broyant le bras ou l’épaule de son hôte pour mieux le persuader tactilement du bon sens de ses propos. De nombreux articles, des livres aussi, ont été écrits sur Gur Ligier. Mais les innombrables anecdotes le concernant perdent beaucoup sur le papier. Tant pis, il fallait être là pour les vivres et les apprécier. A commencer par ses colères légendaires capables de faire trembler tout un paddock. Qui ne connait pas l’histoire de l’extincteur balancé à Dijon dans les portières de la Renault 25 de service qu’il croyait être celle du directeur de course et qui était en fait celle de François Chambelland le maître des lieux, autre colérique devant l’éternel? Ou celle, vécue à Brands Hatch, des chaises du motor home Ligier volant les unes après les autres en direction du camion Michelin voisin, Guy Ligier jugeant que le manufacturier ne traitait pas son équipe comme elle le méritait. Ou ce Guy Ligier, mâchoire serrée, montant au premier étage de l’immense salle du restaurant de Spa d’où son pilote René Arnoux, ayant perdu le contrôle, balançait par dessus la balustrade tout ce qui lui tombait sous les mains: Coussins, chaises, petites tables, commodes … Jusqu’au moment où l’Arnoux en question, est redescendu sage comme un image avec son patron dans son sillage vers les tables garnies par la presque totalité des journalistes du paddock invités par le sponsor de l’écurie française. Il y a aussi ce qui n’est pas racontable ou tellement désopilant. Comme cet épisode de la saga Ligier qui s’est déroulé à l’hôtel intercontinental de Rio de Janeiro, alors repère de toute la F1 lorsque le GP du Brésil se courrait à Jacarepagua. Je vais tenter de vous décrire la scène. Elle se passe dans la chambre de Guy Ligier passablement énervé par le niveau sonore de la radio d’une chambre voisine. Ne trouvant pas le sommeil, Guy se lève et – faut-il rappeler qu’il fut champion d’aviron et de rugby – se met à tambouriner sur le mur de droite en hurlant contre le voisin dur de la feuille. Rien n’y fait, alors Guy s’attaque au mur de gauche, puis aux deux autres. Avec la même énergie et le potentiel danger pour l’intégrité de la fragile cloison. Jusqu’au moment où Guy Ligier s’aperçoit que c’est le radio réveil – mal réglé – à sa tête de lit qui fait ce boucan d’enfer. Et c’est un Guy goguenard qui nous a narré tout ça.

Certains, à l’évocation de ce personnage, se pincent le nez jugeant qu’il n’était rien d’autre qu’un intrigant. Personnellement, j’en ai vu défiler quelques uns dans le paddocks de F1 – aujourd’hui encore – et tous n’étaient ou ne sont pas aussi sympathiques. Ligier a profité de quelques magouilles politiques? Certes, mais au bénéfice de qui au final? Combien de pilotes et employés ont vécu leur passion grâce à cet entregent. La différence avec les voyous qui gravitent aujourd’hui en F1, c’est que Guy Ligier était animé par la passion de la course automobile. Ceux que je vois désormais sont des affairistes qui n’ont qu’une idée en tête en mettant un pied dans le paddock. Croquer une part du gâteau. La plupart repartent comme ils sont venus en ayant toujours faim. Et parfois en slip. Suivez mon regard dans lequel vous apercevrez des reflets noir et or…

Bien sûr, on peut reprocher tellement de choses à Guy Ligier, qui a pourtant donné leur chance en F1 à tellement de pilotes. On peut regretter qu’il n’ai pas joué franc-jeu avec avec Jean Pierre Beltoise en 1976, mais il a lancé la carrière de Jacques Laffite. Quel dommage qu’il n’ai pas eu les moyens d’aligner une deuxième voiture à l’époque. Mais si vous avez un moment, faites la liste des pilotes français qui ont piloté une Ligier en Grand Prix. Où auraient t-ils couru sans l’esprit cocardier de celui-ci? Guy Ligier s’est gavé sur le dos d’entreprises nationales? A ma connaissance, il a aussitôt remis ce pactole dans l’économie française par le circuit de la restauration et de la filière vinicole, deux fiertés nationales à laquelle Guy Ligier a fait honneur chaque jour que Dieu lui a offert jusqu’au 23 août.

Enfin n’oublions pas la fidélité de Guy Ligier. Même si certains ont jugé certaines de ses fréquentations peu recommandables, il faut souligner que Guy Ligier n’a jamais oublié l’amitié qui le liait à Jo Schlesser. La mort de ce dernier n’y a rien changé. Au contraire. Dès que Guy Ligier raccrocha son casque de pilote pour devenir constructeur, les initiales JS furent accolées au nom de ses créations.

Tout ceci nous éloigne de Monza et du prochain Grand Prix. Quoique. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, j’ai le souvenir d’un prise de bec entre Jean Pierre Jarier et Guy Ligier qui ne semblaient pas en phase sur un point technique. La passion encore et toujours
.

[b]et mon ami Didier martin , le scribouillard , fini de fixer le cadre :[/b]

"
Re: Bel article de Lionel Froissart sur GLigier
Oui, tout est une histoire de cycles! j'ai commencé à m'intéresser sérieusement au sport automobile en fin d'année 1963 en achetant mon premier Sport Auto. A cette époque il n'y avait presque plus rien en France, enfin beaucoup moins qu'aujourd'hui, 6 ans plus tard une F1 française remportait le championnat du monde et la même marque les 24 heures du Mans en 1972, Alpine remportait également le championnat du monde des Rallyes l'année suivante, il faudra quand même attendre 1985 pour qu'un français coiffe la couronne de champion du monde de Formule 1. En vingt ans le sport automobile était devenu français, dans presque toutes les disciplines les français étaient en haut des classements, et Guy Ligier a traversé et marqué toute cette merveilleuse époque de 1960 avec son Elva DKW à 2015 avec la JSP2 qui porte son nom.